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J’ai testé… le clicker sans clicker

Je vous ai déjà parlé plusieurs fois du clicker training et de l’expérience que j’en ai faite avec ma jument Kalinka. Dans les commentaires, avec certains lecteurs du blog, nous évoquions le fait qu’il était tout à fait possible de pratiquer sans clicker. Aujourd’hui c’est Naja, du blog Ekitado, qui nous fait part de son expérience du clicker sans clicker ! 🙂

 

 

Un cheval qui connait quelques tours de cirque, c’est vraiment sympa. Et qui est motivé, qui réfléchit et se plie volontiers à vos demandes, c’est encore plus sympa. Autant dire que le clicker me tendait les bras.

Seulement, quand j’envisage un achat, une question me turlupine toujours : et si je pouvais m’en passer ? En ce qui concerne le clicker, la solution est simple : il suffit de remplacer le « clic » par un signal vocal.

 

Les inconvénients

 

On dit que la voix est moins précise, que l’on risque d’embrouiller le cheval en changeant d’intonation. Pour avoir expérimenté, je confirme : il m’est arrivé, lorsque mon cheval réussissait enfin un exercice, de laisser échapper sous le coup de l’excitation un son aiguë et sans grand rapport avec le signal habituel.

Certains cavaliers aiment ajouter la voix par-dessus ou juste après le clic du clicker. Soit pour ajouter une félicitation supplémentaire en cas de demande parfaitement exécutée ; soit pour ajouter un mot-clé destiné à devenir le déclencheur.

 

Les avantages

 

La voix est un clicker naturel qu’on ne risque pas d’oublier chez soi, qui est disponible en toutes circonstances, et qui nous évite d’acheter un énième bidule.

Des avantages qui, pour moi, outrepassent largement les inconvénients.

 

Comment faire ?

 

Le signal choisi doit réunir deux critères :

  • Il ne doit pas faire partie de votre langage courant. Vous ne devez pas avoir l’habitude de le prononcer devant votre cheval, ni dans une conversation pour éviter toute confusion
  • On le préfère court et bref, comme un clic (si vous pensiez à anticonstitutionnellement, il faut chercher autre chose.)

Certains choisissent un claquement de langue, un petit sifflement, ou encore un son bref. J’ai opté pour le mot « haï » (avec un h aspiré), qui signifie « oui » en japonais.

 

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Et voilà comment on obtient un cheval qui comprend le japonais…

 

Bonus : le clicker sans friandise ?

 

Lorsque votre cheval a bien compris le principe du clicker ? Il a intégré qu’une friandise arrivait au son « haï » (ou le mot que vous aurez choisi) ? Essayez donc de remplacer les bonbons par une longue grattouille à son endroit favori. Fun garanti !

 

N’oubliez pas que vous pouvez vous référer au livre d’Hélène Roche, Motiver son cheval pour commencer avec le clicker training 😉 . 

17 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. Ah bah voilà ! Ca c’est du clicker que j’aime ^^ Très sympa cet article, j’aime bien l’idée du son « haï » » ou de quelque chose dans le genre, de plus « précis » qu’un « bieennnnn » qu’on pourrait utiliser pour bien d’autres choses.

    Je sens que je vais me laisser tenter !
    Soon-a-horse Articles récents…Les vermifuges : hâlte aux parasites !My Profile

    • Amaya

      Super, je veux des nouvelles si tu t’y mets avec Tabasco ! 😀

  2. Je trouve cela très bien et pour ma part, j’aurai adopté un sifflement mais reste à savoir s’il peut faire la différence entre deux personnes lui sifflant la même chose… En tout cas merci pour cet astuce et entretenir d’excellentes relations avec son cheval est un vrai plus!
    annimalice.com Articles récents…Eloignez les insectes de la nicheMy Profile

  3. Rétrolien: J'ai testé... le clicker sans clicker | Ekitado

  4. 😀 Tu nous racontes, hein ?

  5. Point de vue d’un linguiste :
    Effectivement, le clic ( « son » utilisé comme phonème exclusivement consonantique, c’est-à-dire sans voyelle) est efficace à double titre. D’abord, il est émi par implosion (dépression subite due au relâchement musculaire, par exemple de la langue), et par ce fait il est claquant, donc particulièrement distinctif et discernable par les chevaux. C’est un peu le même phénomène acoustique que le tonnerre, quand les gaz se détendent brusquement après l’éclair. Il y a un maximum de décibels en un minimum de temps.
    Ensuite, limité à la zone buccale sans intervention des poumons, le clic peut être émis en toute condition par le cavalier (en respirant ou non, en marchant, en courant). On peut dire que le clic est tout terrain. Nul besoin d’objet pour cliquer.
    Sec et bref, ce son (il ne s’agit pas à proprement parler d’un phonème car ici il n’a pas de valeur distinctive) est assimilé à une unité significative pour et par le cheval.
    Dans ce cas, le clic vaut pour un mot, porteur de sens. Les plus connus sont la consonne affriquée « tss », la bilabiale « p » aspirée du baiser, le claquement de langue, etc. On en dénombre plus de huitante (quatre-vingt trois pour les férus de chiffres).
    Ma jument Quidame répond au claquement de langue : trois pour la faire venir, deux pour accélérer, cinq pour la rassurer quand elle rencontre un objet inhabituel (tronc d’arbre couché par exemple).
    Les chevaux comme les humains sont réceptifs de façon différente aux sons. Pour certains il faut privilégier le même son, mais sur des hauteurs et/ou des occurrences différentes (c’est le cas de Quidame, plus sensible aux variations sur un même thème), et pour d’autres, dotés d’une bonne mémoire sémantique, on peut se permettre d’utiliser toute une panoplie de clics, chacun associé à une notion !
    Vous l’aurez compris, ma jument n’est pas futée, mais je l’aime bien quand même !

    • Amaya

      Merci Jean-Marc pour ce commentaire très complet ! J’adore en apprendre toujours plus, et les lecteurs du blog aussi, j’en suis sûre !
      Kalinka, c’est le contraire de Quidame, elle répond plus facilement à différents sons qu’à un même son avec variations. Mais je doute qu’elle en soit plus futée pour autant… 😛

  6. tiens tiens cela rejointun de mes commentaires sur la question du clicker… et son utilisation exclusive, qui plus ait avec friandise…

    Merci donc à Naja de montrer que l’on peut faire autrement avec tout autant de réussite…

    Quant à moi cela fait un mois que je dois en acquérir un pour refaire des tests, mais bon… pas vraiment motivée puisque toujours pas de clicker… J’ai pourtant un poussin avec qui j’aimerai essayer et comparer les résulatts ensuite…
    M’enfin c’est comme tout, faut du temps et en ce moment, j’en manque cruellement… 😉
    Gaelle Articles récents…Progression du défi de cheval-facileMy Profile

  7. Je n’ai jamais pu/voulu commencer le clicker training à cause du clicker car j’avais la flemme de dépenser autant pour faire « click » je n’avais jamais pensé à remplacer ça par la voix. Vraiment une bonne idée! Bon je tente le coup la prochaine fois avec la Gris! 😉
    Salomé Articles récents…Apprendre à longer son chevalMy Profile

    • Amaya

      Tu reviendras ici pour dire comment ça s’est passé ! 😉

  8. Coucou, les votes pour le concours sont ouverts, n’oublie pas de venir voter pour ton texte et à inviter tes lecteurs à voter pour toi. =)
    Natalia Articles récents…Gagnez vos mouillères !My Profile

    • Amaya

      Super ! Merci pour ce chouette concours 😉 .

  9. Rétrolien: The Click That Teaches, par Alexandra Kurland | Ekitado

  10. Matou

    Blog super sympa, je me permets d’ajouter mon grain de sel, pour éviter d’acheter un clicker ( qui ne vaut quand même pas très cher, soyons honnêtes) et surtout pr éviter d’avoir trop de choses ds les mains quand on bosse avec son cheval, on peut remplacer le « clic » de l’objet par la voix faisant exactement le même son (un toc avec un mvt de langue), comme ça un cheval déjà habitué au bruit passe très vite de l’un à l’autre, et ça reste plus rapide que de parler!
    Je pratique bcp avec mes chiens, mais je n’ai pas encore de cheval pr pouvoir essayer, mais j’ai hâte de pouvoir le faire un jour, le clicker est un formidable outil d’apprentissage en positif!

    Publié le 22 septembre 2014 à 22:39
    • Merci pour ton grain de sel Matou ! 🙂
      Effectivement, c’est bien pratique, et j’instaure également ce « toc » avec la langue dont tu parles, à la place du clicker, avec Kalinka. Histoire de pouvoir travailler quand même avec les mains encombrées (bien qu’étonnement j’arrive toujours à m’en sortir, moi qui ai du mal à tout coordonner en général 😛 ).

      C’est chouette que tu utilises le clicker avec tes chiens, je te souhaites d’un jour pouvoir l’essayer avec un cheval. C’est toujours formidable de les voir apprécier apprendre de nouvelles choses 🙂 .

      Publié le 23 septembre 2014 à 08:55
  11. Rétrolien: Cavalier: comment s’occuper quand il pleut ?

  12. Rétrolien: The Click That Teaches, par Alexandra Kurland - Ekitado