La Doma India

Voilà quelques semaines maintenant que j’ai découvert par le biais dune vidéo la Doma India. Aujourd’hui c’est Laurie, chargée de communication de Argentina Excepción, une agence de voyage basée à Buenos Aires, qui nous en apprend plus sur cette technique de dressage argentine. Elle a eu la chance de rencontrer Martín Tatta, un grand nom de la discipline.

L’art du dressage en Argentine

Aujourd’hui nous partons en Amérique du Sud à la découverte de l’Argentine, terre de traditions et de la culture gauchesca. Rencontre avec l’homme qui ne faisait qu’un avec sa monture…

La culture équestre argentine fait partie intégrante de son patrimoine. Elle s’est développée au fil des siècles après que les premiers chevaux aient été introduits dans le pays par les conquistadores espagnols. Par la suite cet animal  s’est révélé être un allié très utile dans la conquête de la Pampa et l’exploitation du bétail.

Le cheval Criollo, race de prédilection en Argentine, est issu des chevaux andalous. Souvent livré à lui-même après avoir été débarqué des navires espagnols, ce cheval ayant recouvré son état sauvage s’est adapté à son environnement. Petit, robuste, docile il est le parfait compagnon du gaucho, le cow-boy d’Amérique du Sud.

La relation entre le gaucho et son cheval se caractérise par une complicité à toute épreuve. Celle-ci s’acquiert notamment grâce à la doma india. Cette technique de dressage a été mise au point par les indiens qui vivaient initialement dans les plaines. Elle consiste à domestiquer un cheval sauvage sans lui faire peur.  La doma india n’est pas seulement une technique de dressage, c’est une véritable philosophie.

L’apparition presque spontanée du cheval en Amérique a été une grande surprise pour les ethnies locales qui attribuèrent un caractère sacré à ce bel animal.  Le respect pour le cheval et son statut divin ont donné naissance à cette technique d’approche douce, basée sur une confiance mutuelle entre l’homme et l’animal. Le dressage à l’indienne prône le langage corporel dans le but d’apprivoiser le cheval sans le brusquer. Aucun autre élément ne vient interférer dans ce processus qui ne requiert qu’un contact direct entre l’animal et son dresseur. À force de persévérance, ce corps à corps aboutit à la création d’un lien sacré entre les deux protagonistes.

Peu à peu les indiens de la Pampa furent remplacés par les créoles et les gauchos auxquels ils  transmirent cette discipline qui est, aujourd’hui encore, ancrée dans la culture gauchesca. Par conséquent, la doma india est un héritage de la culture indigène basé sur des principes simples qui régissaient leurs communautés : loyauté et respect de la nature.

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Pour découvrir et s’immerger dans la culture gauchesca rien de mieux qu’un séjour en estancia, une façon plus authentique de découvrir l’Argentine. Du Nord Ouest Argentin jusqu’à la Terre de Feu en passant par la Patagonie des lacs, ces immenses propriétés familiales vous accueillent pour vous faire partager la vie des gauchos à dos de cheval. Vous les accompagnez dans les travaux de la ferme, vous vous occupez des soins des chevaux et, à l’instar de ces pionniers,  vous partez pour de longues chevauchées à la découvertes de paysages encore vierges : étendues de la Pampa, Cordillère des Andes, glaciers de Patagonie ou plages de la côte Atlantique… Enfin, pourquoi ne pas vous initier à la doma india accompagné de l’un de ces maestros du campo.

Pour plus d’informations retrouvez le guide de l’agence de voyage Argentina Excepción, installée à Buenos Aires : http://www.argentina-excepcion.com/guide-voyage/chevaux-gauchos-argentine.html

12 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. coucou,

    Je connaissais cette vidéo, mais il est toujours bon de la revoir, et de constater que dans nos pays dit ‘civilisés’ nous sommes bien en retard sur certaines choses, et en particulier les relations avec la faune et la flore, et le Respect… 🙂

    Merci de ce rappel
    Gaelle Articles récents…Tête de mule de Sophie DuccaMy Profile

    • Amaya

      Je suis bien d’accord avec toi 🙂 .

  2. Haha ça me fait rire car tout le monde l’a vu cette vidéo! Sur le coup ça m’a fait bizarre parce que je ne comprenais pas trop ce qui se passait (c’est pas vraiment mieux aujourd’hui d’ailleurs). Dire qu’en France, ainsi qu’en Europe, « l’équitation éthologique » commence à peine à émerger alors que dans des pays tel que l’Inde (comme on a pu voir dans la vidéo) la relation homme/cheval prend une tournure totalement différente.

    Bref encore un article super intéressant et très fascinant! 😉
    Salomé Articles récents…11 raisons de longer son chevalMy Profile

    • Amaya

      La Doma India est une pratique argentine et non pas d’Inde, et dans la vidéo ce n’est pas en Inde non plus 😉 .
      Mais en effet, il y a à méditer sur la relation homme/cheval !

    • jizus

      Ouais enfin je t’invite à faire une recherche sur la relation Homme- Elephant en Inde, et comment ils les dressent

      Publié le 14 septembre 2014 à 19:24
      • Euuuuh… le rapport ? Il n’est question ni d’éléphant, ni d’Inde. Si tu avais lu les deux premières phrases de l’article, tu aurais su qu’il s’agit de l’Argentine. Donc c’est moi qui t’invite à lire mon article. Merci bien.

        Publié le 16 septembre 2014 à 16:51
  3. Les américains du sud ont une culture très particulière du cheval! Et il est bon de savoir les mettre en avant! 🙂

    Le ranch où j’ai tout appris est tenu par une chilienne. Et c’est vrai que l’approche que j’ai pu avoir, et que j’ai désormais, reste celle que les gauchos ont. Je ne prétends pas être comme eux, mais leur culture m’a fortement influencée dans mon approche du cheval.

    Les gens chez moi ont tendance à prendre Maria (la gérante du ranch) pour une folle et les cavaliers qui montent avec elle aussi. Ceci est tout simplement du à ses techniques plus proches des chevaux que nos techniques françaises traditionnelles! Et pourtant les chevaux sont tous aussi en forme les uns que les autre et ils sont tellement bien dans leur tête!

    Et je peux encore confirmer cela avec Chicorée! Elle a été débourrée par le fils de Maria, et j’ai continué dans la même lancée! Aujourd’hui, j’ai certes une jument avec un gros caractère, mais j’ai une jument avec qui il est possible de créer un lien très fort, et avec qui la confiance est le pilier de toutes les demandes!!

    Publié le 20 août 2014 à 12:59
    • Effectivement, de ce que je connais de vous deux, Chicorée et toi avais une relation vraiment forte, et ça, c’est beau à voir ! 🙂
      Merci pour ton expérience Mathilde !

      Publié le 26 août 2014 à 14:40
  4. Rétrolien: Polo, gaucho et caballo en Argentine

  5. Rétrolien: Cap sur l'Argentine : en route vers Salta !