Naissance d’une passion

Logo CavalcadeCet article participe au festival La Cavalcade des Blogs. Il s’agit d’un évènement qui a lieu chaque mois et qui rassemble les blogueurs autour d’un thème, toujours en rapport avec l’univers des équidés. Ce mois-ci il a lieu sur le blog Le journal de Taylor et Vinci, qui lance la quatrième édition du festival.

 

 

 

Naissance d’une passion

 

Je dirais plutôt la naissance de l’essence de ma vie, l’origine de ce qui rythme ma vie, mes pensées et mes plus beaux rêves.

 

Je ne saurais absolument pas dire à quel âge est née cette passion qu’est le cheval. Ce n’est pas de famille et ça m’a pris avant même le premier contact avec un cheval. Je peux juste dire que j’ai le sentiment d’être née avec. Le sentiment d’être née avec le cheval dans l’âme. Le sentiment presque d’être née cheval.

 

Toute petite, avant même d’avoir une histoire avec les chevaux, je prenais un tas de feuilles blanches et un crayon, et je dessinais des tas de chevaux. Je m’inventais des histoires que je représentais avec minutie, avec toujours le cheval sur un piédestal. Je me souviens encore que je leur prêtais des expressions de chevaux sauvages, très expressifs, parfois un peu torturés. Peut-être le reflet de la petite fille frustrée que j’étais, qui n’avais jamais eu de contact avec les chevaux, alors que je me sentais cheval.

 

Aussi je me souviens, petite, avoir toujours joué à imiter les chevaux. Je me redressais fièrement et baissais un peu le menton, pour arrondir l’encolure que je n’ai jamais eue. Je devais être ridicule. Mais moi, dans mon esprit, bien plus que mimer le cheval, je devenais cheval. Je me voyais être un cheval, je pensais cheval, je me sentais cheval. Je restais debout sur mes deux jambes, mais je me déplaçait comme si j’en avais quatre. Mon imagination d’enfant m’a permis, l’espace de quelques années, d’être cheval. Pour la petite fille que j’étais, c’était magique.

 

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C’est enfin à l’âge de six ans que je découvre le cheval, quand mes parents m’inscrivent dans un club. J’étais contente. Heureuse de côtoyer les poneys. Mais il me manquait quelque chose. La relation avec l’animal. L’enfant que j’étais n’a pas su prendre le recul nécessaire pour se rendre compte qu’elle était tombée dans l’engrenage de l’un des « clubs usines à poneys », dans lequel le lien entre l’homme et le cheval n’existe pas, ou alors qu’en apparence.

 

Voilà donc pourquoi je n’étais pas aussi comblée que je ne l’aurais souhaité, au contact de ces poneys. Il y avait une barrière entre eux et moi. Voilà pourquoi le désir d’avoir le mien, rien qu’à moi, était si fort. Je voulais avoir la possibilité de créer un vrai lien. Ce qui me permettrait, peut-être, de renouer avec le cheval que je sentais en moi quand j’étais enfant, l’image ou l’esprit du cheval avec laquelle j’ai grandis.

 

Cette irrépressible envie d’avoir mon cheval est devenu le rêve qui a conduit ma vie. J’ai le sentiment de n’avoir vécu que dans l’attente de ce moment.

 

Ces dernières années, cette envie devenait si forte que ça me prenait aux tripes. J’étouffais et j’étais profondément frustrée.

 

Kalinka 24.02 (58)

 

Puis le jour où ce rêve s’est réalisé, la libération. Du corps et de l’esprit. Peut-être bien parce qu’en réalité, pour de vrai, le cheval que je sentais toujours avec moi, existe vraiment et a toujours existé ?

 

Cette vieille jument, ma jument, née presque en même temps que moi, et qui me ressemble tellement. Mon double équin. Je crois bien qu’elle est le cheval qui occupait mes pensées d’enfant, le cheval sans apparence particulière, celui qui guidait ma vie.

 

En revanche, j’ai le sentiment de ne plus avoir la même sensibilité que j’avais avec le cheval. Il me faut me souvenir de la petite fille que j’étais, la petite fille qui pensait être un cheval. Il me faut redevenir cheval, ça me manque un peu, et je suis certaine que c’est là clé pour renouer avec l’image du cheval que j’ai toujours eu, mais que j’ai oublié au fil du temps. Simple, sans complexité, où tout est facile.

 

Finalement je dirais que cette passion pour le cheval est née avec moi. D’où elle vient ? De moi je pense, puisque j’ai toujours senti une part de cheval en moi, qui cohabite dans la plus belle harmonie avec l’humaine que je suis. Voilà comment je sens les choses. C’est difficile à expliquer avec des mots. Avec tout ça vous allez finir par croire que je suis un peu perchée. Mais j’ai eu beau chercher, je ne trouve pas. Alors c’est comme ça que je me l’explique. Mais peut-être ne suis-je pas la seule à sentir les choses comme ça.

 

 

13 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. Tu es né avec la passion du cheval et pas la passion de l’equitation. Rien de plus louable que ça !!

    Ta juju est la concretisation de tout ca et c’est beau. Simplement. 🙂
    soon a horse Articles récents…Zoom sur : le LusitanienMy Profile

    • Amaya

      Merci Cyrielle :).

  2. très joli texte… je n’ai pas encore fini les miens (comme d’hab !! arfff) Trop d’idées que j’ai du mal à organiser !!
    😉
    Gaelle Articles récents…Le défi de Cheval-facile…My Profile

    • Amaya

      Merci ! 🙂
      Ah oui, ça c’est vraiment embêtant quand on a pleins d’idées à assembler… Courage ! 😉

  3. Maewa

    Ton article est magnifique 🙂 ! Tu l’a super bien écrit, on ( enfin je ) comprend très bien, c’est vrai qu’avoir  » son propre cheval  » permet de nouer des liens très forts :D. Tu as raison sur toute la ligne. Bises à toi et à Kalinka !

    • Amaya

      Merci Maewa, c’est gentil. Effectivement, avoir son cheval permet de créer un lien spécial :).

  4. Très beau texte 🙂 C’est génial que tu es pu trouver Kalinka avec qui tu peux vivre au mieux ta passion pour les chevaux 🙂

    Il y a des choses qui ne s’expliquent pas, mais pouvoir vivre en accord avec ce que l’on a au fond de nous, c’est génial 🙂

    • Amaya

      Oui tu as raison, rien de mieux que de vivre avec ce que l’on est :).
      Et oui, je suis bien contente que Kalinka me permette de vivre mon rêve !

  5. Tu fais honneur au thème que j’ai choisis, j’avoue que mon récit est beaucoup moins complet, mais c’était plus une histoire de famille dans mon cas, mais alors ton histoire est superbe 😀

    Tu l’as écrit avec tes tripes ce texte, ça se sens/lis !!! 🙂

    Et on se comprend, le cheval c’est comme si il faisait partit de nous !! (d’ailleurs tes jeux d’enfants, je les ai fait aussi ^^ ) Et quand je monte à cheval, j’ai toujours l’impression de faire centaure avec mes chevaux ! C’est une sensation que je ne ressens qu’avec les miens, mais j’adore !! oui oui c’est assez étrange ^^

    • Amaya

      Oh merci !Mais ton histoire l’est tout autant, c’est beau de pouvoir partager sa passion avec sa famille ! 🙂
      Aha, je comprends tout à fait ce que tu veux dire, la sensation de ne faire plus qu’un avec son cheval quand on est sur son dos, c’est extra :).

  6. Rétrolien: Cheval de rêve ?